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Les peuples et la guerre

“La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent, mais ne se massacrent pas.” Paul Valéry


j’ai toujours trouvé cette citation réductrice, naïve et dénotant d’un romantisme qui est loin de la réalité. Les gens apprennent à se détester, cela est récurrent, la nature humaine est ainsi faite, c’est présent à tous les niveaux, au fond de nous des sentiments vils nous habitent, le bien et le mal s’affrontent sans relâche, la jalousie, la convoitise, la compétition et l’intolérance enflamment les relations. Ça commence entre voisins, dans son jardin, dans sa maison, dans son champ de vision, entre les territoires, entre les peuples, entre les cultures et les religions. Certaines idéologies font de la haine de l’autre un commerce, un objet de ralliement, une cause juste au nom du privilège commun. Les croisades, l’universalisme et les prosélytismes enragés en tout genre exécrent les exceptions, les singularités et les contradictions. Avant la deuxième guerre mondiale, l’Europe méprisait les juifs, ce n’était pas juste quelques chefs et têtes pensantes mais des populations entières adeptes des théories nauséabondes de l’eugénisme, du paganisme ou du suprémacisme racial qui ont approuvé, participé ou fermé les yeux sur le nettoyage ethnique. Le temps de la guerre fait rejaillir les rancœurs et les frustrations les plus obscures et la violence est décomplexée et affirmée, d’abord dans les pensées puis dans les mots puis dans les actes. Aujourd’hui nous le voyons encore dans cette détestation viscérale de la Russie entretenue par les élites atlantistes, les lobbies financiers et universalistes, les technocraties ultra-libérales. Ce n’est pas la décision d’un seul homme qui a mené à la guerre, encore moins la folie ou la nostalgie, mais la coalition des pseudo-démocraties démagogues et fougueuses de l’occident qui veut insuffler au monde son venin avilissant et asservissant sous couvert d’une philanthropie des plus hypocrites et qui a poussé jusqu’aux limites de l’acceptable. L’Ukraine est le terrain de bataille des états profonds et des croisés en costard cravate de l’ouest contre les autochtones irréductibles de l’est. La machine de propagande est bien huilée depuis des décennies, dans les écoles ukrainiennes on enseigne et on exacerbe la passion du rejet de la mère soviétique et du rapprochement avec le libéralisme corrompu et décadent offert par les généreux donateurs de Washington, on apprend dès le plus jeune âge à haïr et combattre son voisin russophone jusqu’à l’affubler de tous les maux et vices, on falsifie l’histoire, on l’édulcore à sa sauce, on caricature, on diabolise, on absout ses propres péchés, on purifie ses racines, on oppose, on suppose, on décompose…. Ce ne sont pas les hommes qui font les guerres mais les idées et souvent les gens qui se massacrent se connaissent très bien, trop bien….



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